Au
fond du temple Saint
paré de fleurs et d’or,
Une femme apparaît !
Je crois la voir encore
La foule prosternée
La regarde, étonnée,
Et murmure tout bas :
Voyez, c’est la déesse
Qui dans l’ombre se dresse,
Et vers nous tend les bras !
Son voile se soulève !
Ô vision ! ô rêve !
La foule est à genoux !
Oui, c’est elle !
C’est la déesse
Plus charmante et plus belle !
Oui,
c’est elle !
C’est la déesse
Qui descend parmi nous !
Son voile se soulève
Et la foule est à genoux !
Mais à travers la foule
Elle s’ouvre un passage !
Son long voile déjà
Nous cache son visage !
Mon regard, hélas !
La cherche en vain !
Oh oui, jurons de rester amis !
Oui, c’est elle ! C’est la déesse !
En ce jour qui vient nous
unir,
Et fidèle à ma promesse,
Comme un frère je veux te
chérir !
C’est elle, c’est la déesse
Qui vient en ce jour nous unir !
Oui, partageons le même sort,
Soyons unis jusqu’à la mort !